« Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » … « Qu’Il soit crucifié ! »
Pour finir notre marche du carême, nous entrons dans la semaine sainte. Sommet du carême, mais aussi sommet de toute l’année. En l’espace d’une semaine sont condensés événements sur événements que nous allons célébrer.
Ce dimanche Jésus entre triomphalement à Jérusalem. Monté sur un âne, le peuple l’acclame les palmes à la main. Acclamé comme un roi, la foule voit en lui le prophète, le messie attendu pendant des générations. Mais ce dimanche, nous lisons aussi l’évangile de la passion où Jésus est crucifié, où cette même foule qui l’a acclamé le condamne maintenant. Nous goûtons ce dimanche au regard de la foule avant d’entrer dans le regard du disciple.
Ce mercredi à la cathédrale sera célébré la messe chrismale. Cette messe réunit tous les prêtres et diacres autour de notre évêque. Ils renouvellent à cette occasion les promesses de l’ordination. On consacre à cette occasion les huiles qui serviront aux différents sacrements : l’huile des catéchumènes, l’huile des malades et le saint chrême.
Jeudi soir, nous commémorons la Cène du Seigneur. La première eucharistie, celle où Jésus lave les pieds de ses disciples et où Il donne déjà à manger son corps et son sang à boire. Ce corps qui sera livré, ce sang qui sera versé le lendemain sur la croix. A la suite de cette eucharistie se vit un temps de prière prolongé pour accompagner Jésus dans son agonie au mont des oliviers.
Vendredi nous gardons deux moments importants. Le chemin de croix pour marcher avec Jésus sur le chemin du calvaire. Et l’office de la passion qui fait mémoire de la mort de Jésus. Nous vivons dans cette célébration un moment un peu paradoxal de vénération de la croix. En vénérant la croix, nous reconnaissons que cet objet de torture est devenu notre instrument de salut.
Samedi durant la journée, il ne se passe rien. L’attente se fait parfois longue d’une journée entière. Une journée uniquement pour attendre. Attendre la résurrection, attendre la manifestation de notre salut, attendre mon propre salut.
Dans la nuit du samedi au dimanche, alors que tout est noir, une lumière brille dans la nuit. Celle de la résurrection, celle que nous attendons depuis quarante jours, celle qui transforme notre vie. Cette lumière nous l’attendons, nous la guettons, nous la désirons. Alors entrons avec confiance dans cette semaine, vivons avec le Christ sa passion car dimanche prochain…
Lucas BABEANU Diacre de la paroisse sainte-Anne - des - Calades
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