Un Père avait 2 fils !
Alors que Jésus se trouve au temple, les grands prêtres cherchent à le piéger. Habilement, il se sert d’une histoire d’un père et de ses deux fils pour nous inviter à nous situer dans notre rapport au Père. Il y a bien sûr une résonnance particulière entre cette parabole de Matthieu et celle de Luc, au chapitre 15, communément appelée du « fils prodigue ». Dans les deux cas, nous y retrouvons 2 fils. L’un refuse d’obéir à son père en allant travailler à la vigne, l’autre exige sa part d’héritage et la dilapide dans une vie de débauche. Mais tous deux changent finalement d’attitude, se convertissent et accomplissent la volonté du père. Les 2 autres fils semblent plus conciliants mais l’un ne va finalement pas travailler à la vigne et la jalousie de l’autre l’empêche de participer à la fête.
Sans doute que nous sommes, dans nos vies, alternativement un peu de ces 2 figures. Allons-nous spontanément travailler à la vigne ? C’est-à-dire à faire la volonté du Père, à prendre notre part dans l’accomplissement du Royaume ? Consentons-nous à entrer dans la fête ? C’est-à-dire à nous laisser imprégner de l’amour du Père, à gouter à sa miséricorde.
Je suis touché par ce Père qui nous aime inconditionnellement. Finalement, il n’y a pas de bon ou de mauvais fils. Le Père nous pardonne inlassablement et nous invite à nous mettre en route. Va travailler à ma vigne. Remarquez comme cette invitation est pour aujourd’hui. Ce n’est pas demain, quand tu seras disposé ou en forme, c’est maintenant ! Alors oui, en cette rentrée où tout redémarre, comment je réponds à l’appel du Seigneur ? Il y a bien sûr de nombreux besoins pour la vitalité de notre paroisse. Vous en avez un aperçu chaque semaine dans notre feuille paroissiale. Les besoins sont aussi nombreux dans nos vies familiales, associatives… Cet appel du Seigneur est aussi une invitation à changer nos coeurs : à pardonner, à oser vivre la fraternité. Aujourd’hui, le Père nous invite aussi à nous mettre en mouvement, au service de nos frères et soeurs. Mais il ne s’agit pas simplement de nous situer dans « le faire ». Nous sommes d’abord invités à vivre nos engagements avec coeur. Cherchons aussi à discerner ce que le Père attend de moi plutôt que de faire selon ma propre volonté. C’est peut-être cela entrer dans la fête : nous ajuster en permanence à l’amour du Père.
Alors si nous profitions du voyage apostolique du Saint Père pour justement entrer dans la fête et pour que le monde ait la vie !
Jérôme et Caroline COLRAT