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Edito du 1er février

« Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse »

La foi chrétienne est-elle une tyrannie du bonheur ? Sommes-nous condamnés à être heureux ? En tant que chrétien, ne peut-on pas affronter aussi des difficultés ? Nous entendons ce dimanche l’évangile bien connu des béatitudes, et nous pourrions nous demander si Jésus ne dresse pas un tableau un peu trop beau ou un peu trop idéaliste. Le chrétien n’a-t-il pas aussi le droit d’éprouver les difficultés ? Les béatitudes semblent plutôt suggérer qu’être chrétien résout tous les problèmes.

Pourtant, les épreuves, des chrétiens en ont traversées. Il suffit de voir les martyrs et les persécutions pour en être convaincus. Nous parlons aussi de combat spirituel, d’épreuves, ou de désert. Alors à quoi nous appelle Jésus ? Il nous invite à trouver notre joie en lui et en lui seul. Car Dieu peut donner une joie en lui, au-delà des souffrances vécues pour lui. Pour le chrétien, le vrai bonheur, le bonheur profond se trouve en Jésus. Avoir Jésus, être avec lui est source d’une joie surnaturelle (et parfois inexplicable).

Alors que signifie cette joie des béatitudes ? Où se trouve cette joie des béatitudes ? Elle se trouve dans la réponse de Dieu au désir de l’Homme. En effet, Dieu vient là où nous éprouvons un manque. Heureux les pauvres… Heureux ceux qui pleurent… Heureux ceux qui ont soif et faim… Heureux ceux qui sont persécutés… Finalement, nous pourrions dire heureux ceux qui ont un manque, Dieu viendra le combler. Il viendra prendre la place laissée par ce manque.

Notre bonheur se trouve dans un manque, car Dieu ne prend que la place qu’on lui laisse. Si notre vie est trop pleine de tout, quelle place reste-il à Dieu pour la combler ? En relisant le récit des béatitudes aujourd’hui, nous pouvons nous réjouir si notre vie éprouve le manque. Nous pouvons nous réjouir car Dieu répondra à ce désir. La foi chrétienne ne fait pas l’apologie de la souffrance mais elle invite à garder les yeux sur le Christ. Dans les épreuves ou dans la tempête, elle nous donne un phare qui élève nos regards. Elle nous rend l’espérance car elle sait que Dieu comble le désir de son bien-aimé.

Alors, réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse car notre récompense est grande dans les cieux.

Lucas BABEANU diacre de Sainte-Anne des Calades
06 86 63 17 96 / l.babeanu@lyon.catholique.fr

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