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Edito 15 janvier 2023

Dimanche 15 janvier

 Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29-34)

2ème dimanche du temsp ordinaire 

Jésus a rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves (Lettre aux Hébreux 2,15)

Cette parole de l’Ecriture, entendue à la messe de ce mercredi 11 janvier, est particulièrement éclairante et aussi exigeante ...

La crainte de la mort, la peur que celle-ci engendre sournoisement, infiltre en nos vies une forme d’esclavage. 

Nous cherchons à repousser la mort, à la fuir par des addictions qui nous donnent l’illusion de vivre plus pleinement, à vouloir «profiter» de la vie comme si celle-ci n’était que pour ce monde présent …

Cette crainte de la mort engendre une mainmise sur nosbiens, une difficulté à donner de notre temps (nous en aurions si peuet la mort va prendre le reste …), un sentiment de ne pas vivre suffisamment pleinement et donc de la jalousie envers ceux qui profiteraient davantage de la vie présente …

Cela est d’autant plus vrai pour ceux qui ne croient pas en la vie éternelle, pour qui la mort est une impasse définitive …

La crise du milieu de la vie s’explique en partie par cette réalité de la mort qui est devant nous, incontournable.

Jésus en affrontant la mort librement est venu vaincre celle-ci et en faire le lieu du don ultime; il nous a ainsi rendu libres devant la mort, nous donnant d’être capables de donner pleinement notre vie, de «la perdre» car elle n’est qu’un don fait pour être livré, d’être martyrsun jour ou au jour le jour, c’est-à-dire témoins du don reçu de Dieu qui nous rend capablesde tout donner nous aussi.

En désignant Jésus comme «l’Agneau de Dieu» ce dimanche, Jean-Baptiste annonce déjà la liberté de Jésus devant son sacrifice ultime:il est venu pour donner sa vie à ses amis, à tout homme … 

L’Agneau est celui qui enlève la mort, qui enlève le péché qui lui attaché en se donnant librement; innocent et libre car confiant en la volonté du Père, Jésus, l’Agneau pascal, nous sauve de l’esclavage de la mort, nous rend véritablement vivant dès cette vie présente.

Car s’il s’agit bien de mourir un jour, ce n’est pas en «mort-vivant» mais en vivant pleinement.

Chaque Eucharistie nous place face à Jésus qui donne librement sa vie, qui livreson Corps et son Sang; puissions-nous communier à l’Agneau, entrer dans ses noces éternelles dès aujourd’hui; et faire de nos vies un don joyeux qui ne regarde pas en arrière !

Père Patrice Guerre, curé de la paroisse Sainte-Anne des Calades

p.guerre@lyon.catholique.fr / 06 80 32 75 74